Avalon

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 Sombres Tourements

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Naagaleshus
Séraphin de sang
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MessageSujet: Sombres Tourements   Dim 24 Déc à 20:14

- Naagaleshus, revient !
- Laisse moi tranquille je ne te crois plus
- Non ne vas pas par là, ne t'aventure pas dans cette partie de la forêt, excuse moi...
Mais déjà la voix de la jeune elfe était lointaine, elle n'arrive plus qu'a distinguer une forme et pourtant elle continuait à crier son nom tout de même, puis la forme disparue.
Il s'enfonçait un peu plus à chaque seconde, les larmes lui noyaient les yeux, il n'y voyait déjà plus l'obscurité continuait à grandir autour de lui, il n'avait jamais pénétré cette partie de le forêt on la disait maudite, la rumeur d'un murmure, une peur sans nom qui remontait à de nombreux siècles bien avant sa naissance mais plus rien ne comptait, juste courir pour échapper à ce monde trop froid et incompréhensible, oui juste courir mais aller où ? Le plus loin possible sans regarder en arrière et juste oublier. Mais en un instant un crac, les branches se rompirent, tout bascula, la chute lui fit horriblement mal au crâne, il essaya de se relever sans succès quelque chose lui retenait le bras gauche, et puis la torpeur, il était évanoui.


- Respire, respire ! Ce n'est qu'un cauchemar, ça n'est plus qu'un cauchemar... se dit-il à voix basse après s'être relevé en sursaut. Une longue journée t'attend mon vieux c'est pas le moment pour ça
Il fit une pause et se redressa, c'était encore la nuit mais l'aube n'allait pas tarder, il s'habilla et repris la route vers l'Ouest. Il savait qu'il était au début d'un chemin long et périlleux, c'est aussi pour ça qu'il savait, qu'il était sur la bonne voie, mais il n'avait tout de même pas besoin que ses souvenirs le hantent pendant les rares moments de repos qu'il s'accordait, c'était d'ailleurs sûrement pour cela qu'il ne s'en accordait pas beaucoup.
Soudainement cette question lui traversa l’esprit comme l’éclair lors d’un orage, comment allaient ils ? Il s'en voulu aussitôt;
A quoi bon faire de bons sentiments, eux ils s'en fichaient bien de lui sinon ils auraient pu lui demander de rester. Ils auraient pu essayer le retenir. Ils auraient juste pu venir le jour de son départ, ils le savaient pourtant. Mais ça doit probablement être de sa faute, il avait changé, il n'était plus le même depuis ce jour, tout avait alors basculé, il avait fait deux fois le tour en lui même cette fois-ci, comme ci être paumé ne suffisait pas il devait être doublement paumé, ça devait être ça l'ironie du sort, comme ci une fois ne suffisait pas hein ? Non, bien sûr que non ça serait beaucoup trop simple, Moins marrant ! Le sort c'était acharné ce jour là, et il ne s'en était jamais vraiment tout à fait remis, l'une de ces blessures qui reste gravé dans le cœur qu'on arrive a oublier parfois mais qui reste comme un goût amer qui ne s'efface pas, bien qu'on ait réussi a avalé cette vérité qu'on refuse de voir et qui nous crevé les yeux.
Déjà le soleil se levait dans un ciel pâle, pour une fois le temps semblait en accord avec son état d'esprit : Le brouillard, un épais brouillard on n'y voyais pas à 5 mètres devant soi, encore l'ironie ? Peu importait, c'était un temps idéal pour les voleurs, et les assassins, mais d'autres personnes hostiles et puis les bêtes aussi s'en donnent à cœur joie, la méfiance était la règle d'or.
Ce brouillard ne lui rappela pas immédiatement mais comme un sanglier qui charge le souvenir revint rapidement.

Il était encore dans cette partie de la forêt qui était interdite, allongé, il faisait noir mais un rayon de soleil parvenait tout de même à passer à travers le labyrinthe formé par les branches et les feuilles des arbres qui s'élevaient et qui semblaient porté le ciel pour venir le frapper en plein visage, il ignorait depuis combien de temps il était dans cette position le bras bloqué par un amas de branches, il était conscient, oui il n'était pas mort ça non parce que la douleur qui le lançait dans l'épaule, qui lui traversait la nuque et semblait se perdre dans son crâne il la ressentait bel et bien, il essaya de remuer le bras sens succès, une sorte d'engourdissement se faisait ressentir, il réessaya, cette fois à la place de l'engourdissement une douleur vive se fit ressentir, il hurla à plein poumons et toussa des glaires, il cracha sur la pile immense qui lui écrasait le bras, il ouvrit grand les yeux en constatant que ce qu'il venait de cracher était son sang, pris par la panique il tenta à nouveau de se relever sans vraiment avoir réfléchi et la douleur vive et insoutenable se fit là encore ressentir cette fois-ci il serra les dents, mais c'était atroce. Des larmes coulaient, il reprit sa respiration tout en essayant de se calmer pour faire partir la douleur qui le lançait. Il avait compris que si personne ne venait très rapidement l'aider il allait mourir seul. Mourir cette idée ne lui faisait pas vraiment peur mis l'idée d'être seul lui était insupportable, seul, ça non pas seul ! Il tenta de se relever mais cette fois vers l'amas, il tourna donc vers lui même, et comme un messager de mauvaise augure qui lui susurre à l'oreille "oui tu vas mourir et je te promet que tu vas être seul" la douleur qui commençait a avoir un goût de déjà vu se refit sentir et comme pour le décourager ou pour le punir de ses efforts une branche se planta dans ses côtes et remonta pour ressortir par son pectoral gauche, il retomba dans la position qu'il venait de quitté et tomba évanoui.

Son esprit revint en place il avait marché sans faire vraiment attention, il décelait des traces de pas sur le sol toute fraîche, quelque chose était passé par là et il n'y avait si longtemps, il était près d'une forêt et son regard se perdit à la vue des arbres.

Il venait de se réveiller pour la seconde fois, il était perdu la douleur lui revint et puis son bras et pour finir il regarda son pectoral toujours percé, beaucoup de sang avait couler dû moins c'est ce qu'il pensait parce qu'à ces yeux ça faisait déjà beaucoup trop, il n'avait pas vraiment de notions mais il savait qu'il lui fallait faire quelque chose et que s'il perdait encore connaissance ça serai la dernière fois, appeler à l'aide ne servait à rien personne ne l'entendrai et puis il avait couru trop rapidement et trop profondément dans cette partie de la forêt, personne ne s'y aventurerai, ils le croyaient probablement déjà mort au village, il était bel et bien seul, non ça ne pouvait pas être comme ça c'est trop injuste, le méritait-il ? Avait il mal agi dans une autre vie ou dans celle ci ? Il se décida à agir quoi qu'il en coûtait il allait survivre, il mit un morceau de bois dans sa bouche et attrapa son couteau de chasse sûrement à cause de l'adrénaline accumulée il commença a se déchirer la peau à l’aide de son couteau il se sentait comme un renard victime de la chasse et des mécanismes d’horreur pour les retenir en place et dont leur unique chance de survie était de se ronger eux même la patte. Il fermait les yeux et enfonça un peu plus la lame. La douleur se fit ressentir encore mais la motivation semblait encore plus fort et puis le bras restait coincé il était mort, alors Naagaleshus tira sur son épaule tout en se découpant le bras, il fermait les yeux pour ne pas être envahit par la panique qui monter tout de même en lui. Il parvint à se soulever un peu plus, la peau de son épaule se déchira, et ce fut au tour de son muscle, le sang coulait à flot, il continua à tiré sur son épaule et à découper dans la chair pour se relever et vivre. Bientôt ce fut l'articulation qui céda oui car ça en revanche il le savait, c’est inutile de découper un os on y arrive que trop difficilement pour couper un bras il suffit juste de couper les tendons de l’articulation. Et il réussit enfin à se relever la branche toujours planter dans le pectoral et un bras en moins il n’était pas vraiment conscient de la réalité. L’idée qu’il venait de s'arracher le bras gauche vint en lui comme une mauvaise blague. Il regarda un instant l’endroit maculer de sang, et couru d'ou il venait des heures auparavant, alors à demi mort il couru jusqu'à se que sa gorge le brûle et que le goût amer dans sa bouche se transforme en celui du goût ferreux du sang et jusqu’à ce qu’il parvienne à la lumière, un sourire lui vint aux lèvres il avait réussi il n’avait jamais remarquer mais ici il y avait beaucoup de rayons de lumière qui parvenaient à traverser les feuillages un brouillard c’était également levé, là il y avait un elfe il devait sûrement se balader, en le voyant il n’en cru pas ses yeux, il y avait comme esprit d’un ancien qui s’était relevé et qui était revenu d’entre les morts, jamais personne n’était revenu de cette partie de la forêt, pourtant un cadavre avec un bras en moins y était parvenu, c’est incroyable pensa t-il . Et son corps réagit plus vite que son esprit il s’empressa de rattraper ce mort-vivant qui lui avait demandé à l’aide avec ses yeux, il le rattrapa inconscient.



Il continuait a marcher toujours vers l’ouest toujours vers le brouillard, à ce souvenir il ressentait un picotement dans l’épaule gauche et sont esprit fut catapulter une fois de plus dans son souvenir.

Il ouvrit les yeux, la première chose qu’il constata c’était qu’il était allongé dans un lit aux draps de soie finement brodés de motifs en feuille, la seconde qu’il était en pyjama. Il était dans l’hospice de son village il se redressa un peu trop vite parce qu’il vit des étoiles et sentit sa tête tourner. Il s’assit sur son lit attendu quelques secondes puis se leva il regarda autour de lui, personne, il n’y avait personne à son chevet, il n’était pas vraiment surpris juste déçu. Il continua de regarder la pièce et il vit dans un coin un miroir il s’y approcha ce qu’il vu le fit reculer d’effroi. Son bras, son bras gauche, non c’était impossible comment ? Et un éclair lui traversa l’esprit et tout devint plus limpide, la forêt, la chute, le couteau, son bras. Il connaissait les merveilles de la magie elfique, mais il n’était pas préparé à ça, non comment avaient ils pu ? Dans le miroir l’image qui se reflétait était celle d’un jeune elfe dont le bras gauche avait était replacer, recoller en quelque sorte. La seule façon de parvenir à ce résultat avait était de lui greffer à l’aide d’un graine, qui pendant son sommeil avait germé elle était a double effet elle permettait de retrouver son bras et de le réanimer. A présent des racines lui parcouraient la bras telles des veines qui auraient gonflé pendant un effort qui trop grosses ressortait au centuple et qui avait durcie à l’air libre. Il devrait vivre avec ce bras le reste de sa vie. La graine devait utiliser le courant électrique du cœur du sujet et devait également être connecter aux synapses c’est pour cela qu’elle ne se contentait pas de rester à sa place c’est à dire au bras mais avait proliférer le long de la carotide jusqu’aux tempes.
Le Sorcier du village entra à ce moment là dans la pièce, Naagaleshus était toujours devant le miroir.
- Je sais ce que tu penses mon jeune ami
- Alors ça, ça m’étonnerai. Comment ? Comment avez-vous pu ? N’y avait-il aucun autre moyen ? dit-il en haussant le ton un peu plus après chaque mot prononcé
- Impassible le vieux sorcier répondit, Non il n’y en avait aucun autre, tu sais dans cette forêt tu a fais preuve de beaucoup de courage
- C’est ça…
- Si je t’assu...
- Ne le laissant pas finir il demanda, Combien de temps suis-je rester ainsi ?
- Tu veux dire dans le coma ?
- Bien sûr, oui, son ton était devenu plus froid à présent mais le vieux sorcier ne semblait pas atteint par cette froideur.
- Tu es resté dans cette état pendant deux mois
- Deux mois ?! Il venait de se retourner et regardait le vieil elfe droit dans les yeux abasourdi.
- Repose toi encore un peu mon enfant, accepte ta nouvelle condition.
- Accepte ? mais ai-je vraiment le choix ? Il sentait la colère monter.
- Assurément non mon fils, mais n’oublie pas que c’était l’unique façon de te sauver, je te laisse à présent, laisse donc le temps souffler son vent, puis le vieux sage fit demi tour et parti le laissant seul.
Laisser le temps soufflé son vent ! Il savait que c’était l’unique façon, mais c’était encore un fait trop dur a avaler à son goût, il voulait changer d’air partir loin et oublier, oui c’était pour lui la meilleure des choses à faire, il partirait dans une semaine.


Il marchait encore, à croire qu’il suffisait de marcher pour oublier. Autour de lui le brouillard laissait par moment se dessinait des formes emplies de couleurs, il avait compris depuis longtemps que ce jour là ça n’était pas son bras qu’il rejetait mais, l’injustice, et le coups cruel du sort, il en avait donc fait un symbole pour s’en souvenir toute sa vie, oui avait-il pensé puisque je vais vivre avec ce bras le reste de mon existence autant lui donner un but, un message, une raison comme pour accepter plus facilement. Ca avait fonctionné, il se sentait un peu mieux mais pas plus libre. Tant pis ça ne faisait rien. Il avait un but aujourd’hui quelque chose qui en valait la peine, sa peine, et même perdre un bras.


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Naagaleshus
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MessageSujet: Re: Sombres Tourements   Sam 30 Déc à 1:25

Cinq jours venaient de s’écouler, Naagaleshus marchait toujours vers l’ouest, les vents s’élevaient un peu plus à cette époque, ils étaient plus froids et attaquaient plus sur la peau. De la neige était venue habiller le paysage donnant l’impression d’un monde de douceur et de volupté. Un monde qui lui avait été compté de nombreuses fois par les fées, il avait imaginé les lieux magnifiques de leur monde d’origine en écoutant le récit de ces douces créatures, mais voir était encore plus saisissant, et aujourd’hui toute cette beauté s’offrait à lui. Cette poudre qu’il n’avait vu que très rarement auparavant, lui avait redonné un peu de baume au cœur, elle devait être un brin magique pensa t-il, même s’il ne constatait qu’aucune magie n’était en œuvre grâce à ses dons de sorcier.
Il aimait s’asseoir et regarder les paysages redessinés par l’hiver, il était né en l’hiver après tout, ça devait venir de là, et aussi parce que beaucoup préféraient la chaleur étouffante du soleil d’été, et sa lumière aveuglante. Tous se plaignaient du froid, des jours qui rétrécissaient, et de bien d’autres choses en cette période. Cette idée de rejet l’attristait, car elle était si belle habillée de cette façon. Lui était plus une créature de la nuit, même si celle ci ne lui laissait pas vraiment de souvenirs. Il ne se souvenait que très rarement de ses rêves, et le dernier laissait à désirer. Il voyait une autre forme de magie, la seule comparaison qui lui venait à l’esprit pour décrire cette manière de la voir était l’Amour. Pas quelque chose de diffu ou de vif mais le grand Amour, comme ci lui seul pouvait voir ce coté de la nature, comme une femme qu’il aurait aimé et qui lui serait apparue différemment à lui, pour des raisons qui lui échappaient, mais peu lui importait, c’était l’unique chose qu’il acceptait ne jamais comprendre la cause, il le ressentait en lui comme tel c’était tout.
Il avançait enroulé dans des étoffes chaudes, et il songea qu’un peu de compagnie ne lui ferait pas de mal, et de préférence une femme, une présence féminine pour le protéger, contre tout, également contre elle même s’ il le fallait, se sentir utile à quelqu’un, et puis les femmes étaient si dures à comprendre, saisir leurs psychés c’était quelque chose qui le séduisait, comprendre, mais on avait coutume de dire que ces deux sexes ne venaient pas du même monde.
Comprendre, c’était quelque chose qu’il avait besoin, et puis lui et les filles, on ne pouvait pas dire qu’il avait beaucoup de chance, enfin ça c’était une autre histoire et il n’avait pas trop envie d’y penser… mais c’était un peu trop tard maintenant il l’avait à l’esprit. Elle, si belle, si froide, la beauté était glacée et elle ne faisait pas mentir cet adage. Il avait essayé de l’oublier pourtant, mais elle lui avait laissé ce bras, il avait couru dans la forêt ce jour là, à cause d’elle, pourtant il ne lui en voulait pas, il ne lui en avait jamais voulu, il était juste déçu une fois de plus. Il avait espéré tellement, il y avait cru, il en aurait mis sa main à couper et ce fut le bras. Amère constatation, mais au moins il ne regrettait pas cette histoire, il avait donné sans compter, il avait le cœur libre, l’âme en paix, il ne pouvait pas se reprocher de ne pas avoir tout essayé, tout tenté pour elle.
A cet instant il cru entendre le tintement de cloches. Il se mit à chanter sur la mélodie qui l’accompagnait, des vers qui lui venaient à l’esprit ;

Enkaléï no né nané outouliém « Quelles sont ces blessures fatales »
Mi na chétro ni toulié naadé« Dans ma peau qui saignent encore»
Pinyama roulma étché tibyliém « Des tranchées qui me font mal»
Mini ghiouah tili kolokadé « Ces gravures transforment mon corps»

Ma nipo outchémpilit ikar « Mais dis moi comment tu fais »
Déini pitalopé naikar « Me couper sans me toucher »
I herzilana a démorlo ok « De mon sombre cœur coule les larmes, »
Touliém séfiona da eghiok « Le sang si triste de mon âme »

Aédiao niko spérièm « Je ne veux que t'oublier »
Ma maoum nioujiém « Mais ces marques m'ont rappelé »
Enka ghiou na inchém « Qui les a gravées en moi »
Na spiréino inaté mi duchém « Mon esprit sait que c'est toi »

Sihilm natadé okibom « Il refuse de me laisser »
Ihij plénatésa souémom « Un moment il a hurlé »
I na séfiona ok lough « Et mon sang noir a coulé »
Daihém Ta kol soudough « C'est ton nom qu'il prononçait »

La mélodie s’évaporait en s’élevant un peu plus à chaque seconde, et les larmes coulaient lentement sur ses joues, il fermait les yeux pourtant, il la voyait juste devant lui, il savait que s’il ouvrait les yeux elle disparaîtrait, alors il les gardait fermés pendant un instant encore puis son esprit fut renvoyé des années en arrière.

Il était avec elle, il était si heureux, mais quelque chose n’allait pas, elle n’était pas comme d’habitude il le sentait.
- Qu’y a t-il Ma Douce ?
- Rien, rien
- Je vois bien que quelque chose ne va pas, tu ne veux pas m’en parler ?
- Ho, non c’est bon ne t’en fait pas
Il le sentait avec plus d’intensité quelque chose n’allait pas, il la connaissait elle allait le nier pour ne pas lui en parler, n’arriverait t’il donc jamais à avoir sa confiance ? se demanda t-il mais il voulait se rendre utile et il insista :
- Tu es sûr que je ne peux pas t’aider ?
- Et bien je me pose plein de questions. Cette phrase il le savait n’annonçait rien de bon, il sentit son cœur battre plus intensément, et diffuser en lui l’angoisse, puis elle continua ; Je ne sais pas si toi et moi sommes vraiment fait pour être ensemble. Il ouvrit grand les yeux et sentit son cœur battre à tout rompre. Il sentait son sang propulsé dans ses tempes, dans sa gorge, il avait les doigts engourdis et gelés.
-Non, non pas elle je t’en supplie pensa t-il, ne me l’enlève pas je t’en supplie
Puis elle s’écarta de lui et lui dit qu’elle préférait arrêter là. Il la regardait toujours croyant que ce n’eût été qu’un cauchemar, abasourdi les larmes montaient, il avait l’impression que la terre se dérobait de sous ses pieds, il avait des faiblesses aux jambes mais demeura fixe.
- Alors c’est donc ça, tu me l’enlève, tu me reprends une nouvelle fois ce que tu m’as offert, ne suis-je donc que bon à souffrir ?Les larmes continuaient à monter et le long silence fut coupé par elle qui ajouta : Je suis désolée, je dois y aller
- Bien, je te raccompagne
- Non c’est pas…
-Je te raccompagne ! dit-il le ton dur et chargé d’émotions, plus rien n’avait de sens à cette seconde il fallait se rattacher à un but même minime c’est pour cela qu’il avait insisté, de retour chez elle il la regarda dans les yeux et lui demanda pourquoi, elle le regarda et lui dit ; parce que je ne suis pas amoureuse de toi. C’est à ce moment là qu’il courut et qu’elle l’avait rappelé, il courait le maudissant lui, ne le croyant plus lui, ne croyant plus ses promesses.


Il était encore dans l’étoffe, les larmes coulaient, mais pas seulement à cause de la peine mais également à cause de l’injustice. S’il promettait des choses et qu’il n’était pas capable de les respecter alors que c’est le Dieu de toute ces choses qui l’entoure et qu’il était au dessus de tout alors qu’est ce que cela signifiait ? N’est il pas désiré par lui ? Et si non alors pourquoi l’avoir créé ? Il ne pouvait croire que c’était uniquement pour le voir souffrir, non ça ne pouvait pas être pour cela. Et malheureusement la réponse à cette question ne lui serait révélée que le jour de sa mort.


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Naagaleshus
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MessageSujet: Re: Sombres Tourements   Mer 10 Jan à 18:23

Il avait prit la route, sept jours auparavant il avait quitté sans adieux de la part de sa famille son village natal. C’était le matin et il était à proximité d’une rivière. Se laver fut la première idée qu’il eu, bon l’eau ne serait pas très chaude mais ça le revigorerait, il enleva tout ses vêtements et se jeta à l’eau, la sensation de l’eau sur la peau, lui permettait de s’apaiser l’esprit et de le vider de toutes ses questions qui l’enivraient. Il s’assit sur un rocher, ferma les yeux et laissa l’eau lui masser le dos et la nuque, ce que ça faisait du bien pensa t-il. Détendu il rouvrit les yeux, prit le morceau de savon et se lava, rincé il sortit de l’eau, et commença à s’essuyer mais il sentait qu’on l’observait, il tourna la tête, enroula la serviette autour de sa taille. Il scruta les environs, personne. Un rire celui d’une femme derrière lui, il se retourna surpris. Personne, il était de nouveau face à la rivière mais cette fois des pas dans l’eau éclaboussaient, une petite pointure et elle courait en cercle autour de lui mais quand les pieds invisibles auraient dû toucher le sol les traces disparurent. Il resta immobile, il ferma les yeux pendant ???? pour mieux se concentrer. Oula, mais qu’est ce qu’il t’arrive mon vieux voilà que tu vois des fantômes maintenant, et en plein jour t’es vraiment atteint. Conclu t-il intérieurement. Il avait toujours les yeux fermés mais sur son visage apparu un sourire il savait très bien qu’il n’avait pas vraiment halluciné. Bon alors qu’est ce que ça peut bien être ? Un fantôme ? Ou une autre sorte d’ esprit ?Il n’avait pas bougé d’un centimètre comme sculpté sur place, il rouvrit lentement les paupières et attendit quelques secondes, rien. L’eau coulait toujours, un vent doux faisait bouger les branches des arbres de l’autre coté du bras de la rivière. Tout semblait normal. Il fit demi tour pour aller récupérer ses vêtements toujours posés contre un arbre quand derrière lui une femme prit la parole.
- Bonjour, excusez moi dit elle d’une voix douce et chaude
-Bon, bonjour dit il hésitant et surpris il fit un léger bon, ce qui était devant ses yeux lui semblait incroyable, ça n’était pas une femme comme on l’entend, l’être qui était devant ses yeux semblait flotter car elle n’avait pas de jambe non pas comme ci on les lui avait coupées mais comme ci elles n’apparaissaient pas tout simplement. Elle semblait faite de brume. Puis elle reprit ;
- Je vous ais fait peur pourtant vu ce que vous êtes, me voir n’aurait pas dû vous effrayer.
- Oui enfin je… débute fit il en terminant avec un sourire hésitant et gêné.
- Je suis l’esprit de ce fleuve, rare sont ceux qui peuvent me voir, tu sais dit elle d’un ton plus enfantin.
- Ah bon, je suis l’un des rares a pouvoir vous voir ? Dit il interdit. Qu’attendez vous de moi ?
- J’ai un secret qui doit t’être révélé, à toi et à tout ceux qui peuvent me voir, un jour leur chemin croise cette route lorsqu’on les juge prêts, et je leur confie ce secret.
- Et vous pensez que je suis prêt pour ce que vous allez me révéler? Dit il excité et angoissé en même temps. Il s’approcha d’elle un peu craintif.
- Voici mon message, qu’il t’aide dans ton but, En disant ces mots elle s’approcha également de lui et reprit enfin la parole ; Tu seras toute ta vie seul, mais ne vois pas ça comme une punition car tous nous sommes seuls, essaies de le comprendre et de l’accepter, la chose a savoir c’est que tu rencontreras des individus qui feront un peu de route avec toi, mais que même dans ces cas là tu demeureras désespérément seul. Seul avec toi même donc pas totalement seul. Elle s’écarta doucement de lui. Il regardait par terre, et il avait les yeux grand ouverts, la bouche ouverte, tous les muscles de son corps étaient contractés, il semblait figé. Alors elle se rapprocha de lui et sa main de vapeur prit plus de consistance et elle lui essuya les larmes qui coulaient sur ses joues avec sa main délicate et tiède. Puis elle lui releva le menton et il semblait reprendre connaissance car il referma la bouche et ses yeux fixés ceux de l’être de brume.
- Je… je, non articula t-il, la vision brouillée par l’eau.
-Et pourtant, je suis désolée de t’avoir fait du mal mais tu préfères mille fois la vérité aux illusions et aux mensonges nous le savons, tu as dans le cœur un désir ardent de vérité et ton combat intérieur n’ai pas égal si tu n’as pas des armes contre toi même. dit elle en lui caressant la joue à présent. Il la regardait toujours droit dans les yeux. Vite habille toi dit elle en regardant derrière lui, coupant le lien que formait leurs regards. Au même instant un bruit de fourrés se fit entendre derrière eux.
Naagaleshus avait eu à peine le temps de s’habiller quand une vieille femme vêtue d’une vieille cape grise à capuchon sortit de la forêt. Elle le regarda et s’approcha très rapidement de lui.
- Toi ! Que t’a telle dit ? Sa voix ressemblait au sifflement d’un serpent
- Pardon ? Dit il essayant de voir son visage mais sa capuche ne laissait apparaître que le bout de son nez ses petites lèvres ridées et son menton.
- Que t’a dit l’esprit du fleuve je veux savoir, alors réponds ! Dit elle irritée
- Non ne lui délivre pas mon message, ce qui a été dit à été dit pour toi seul, elle ne mérite pas de savoir ce que je t’ai dit, dit l’entité derrière lui.
- J’ignore de quoi vous parlez madame. insista t-il
-Dit le moi ou tu en subira les conséquences ! menaça t-elle en pointant sa canne vers lui.
Ignorant cette remarque il se baissa pour ramasser son sac et lorsqu’il se retourna il reçu un coups de bâton en plein visage. Alors tu veux garder ce secret avec toi ! Et bien emporte le avec toi ! Elle prononça une formule et tout devint noir et distant. Mais juste avant de perdre connaissance il entendit la voix du fleuve dire; n’ai crainte.
C’est à ce moment là qu’il s’était réveillé sur cette île, dont il ignorait tout jusqu’au nom, mais un jour en se baladant il avait entendu des paysans se réjouir d’être sur cette belle île qu’ils avaient nommé Avalon.
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Naagaleshus
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MessageSujet: Re: Sombres Tourements   Sam 20 Jan à 20:32

C’était la nuit, il était intrigué, pourquoi cette sorcière l’avait elle envoyé ici ? Ce lieu semblait, bon… Où était le hic ?Elle n’avait pas eu sa réponse il y avait donc forcement un hic !
Le ciel était noir, les nuages cachaient les étoiles, pourtant une lumière arrivait difficilement à percer l’épaisse couverture, mais elle y parvenait tout de même. Puis le ciel se dégagea quelques instants, et il pu la voir, elle, dame du ciel. Il aimait la contempler, et lui parlait, mais lorsque c’est rayons baignèrent le visage de l’elfe il ressentit un douleur vive, et hurla.
- Ma tête ! avait-il crié en s’accroupissant, et se prenant la tête dans les mains.
Les genoux à terre il sentit en suite une vive douleur dans le ventre. Il essayait de s’enfuire, mais de quoi ? De la douleur bien sûr, mais pour aller où ? Quelle idée stupide, fuir un mal qui était en lui, pensa t-il pendant les instants où il avait moins l’impression que son crâne ne se fende, transpercer par une lame de couteau. Il courrait, s’enfonçant dans une forêt, il se tenait toujours la tête. Une faim grandissait en lui, celle du sang. La douleur qu’il avait dans le cœur s’était transformée en colère, et la colère en haine. Une fureur alimentée par sa peine, il avait envie de tuer, de se venger du mal qu’il éprouvait. Il se sentait comme un démon sanguinaire, aveuglé par la seule idée que détruire la vie, comme ci ça lui ferai le plus grand bien. Il courrait toujours à travers les arbres. Il ne sentait pas les écorchures provoquées par les plantes qui l’entouraient. Puis il s’arrêta de courir près d’un cour d’eau. Il tomba à genoux, et commença à boire avec plus que de raisons. Il avait moins mal au crâne, à la place il sentait son pouls dans tout son crâne, et sa mâchoire inférieur. Il grognait, comme un animal, qu’est ce qui se passait ? Puis l’eau qui s’était troublée lui répondit en reflétant son visage, il ne se reconnaissait plus. Il avait les yeux complètement noirs, son teint avait pris la couleur bleu, ses cheveux avaient noircies, ses dents étaient plus pointues, ses ongles avaient poussés en pointes. Lorsqu’il se vu lui même il recula de peur, et retomba en arrière. L’envie de tuer se dissipa, il respirait fort et il se calma rapidement. Ses ongles se rétractèrent, son teint redevint comme il était à l’origine. Elle l’avait maudit ! Cette vieille sorcière l’avait maudit ! La colère remonta et sa peau commença à reprendre cette teinte bleutée, c’est ongles se mirent à poussé de nouveau, il saisit une pierre et la lança de toute ses forces. La pierre heurta un rocher qui lui fit un trou de part en part. Sa force avait décuplée. Impressionné et troublé le calme revint en lui. Il se pencha vers le miroir aquatique pour vérifier qu’il était redevenu complètement normal. Satisfait de ce qu’il avait sous les yeux, il se lança dans une expérience. Il prit une seconde pierre et la lança de nouveau de toutes ses forces. Le résultat fut décevant non seulement la pierre n’avait pas traversée le rocher mais en plus elle lui était revenue dessus. Il avait un beau bleu sur la joue droite. Et il prit conscience de ses écorchures qui, le grattaient, le faisaient saigner, et le lançaient.
- Merveilleux dit-il en s’engouffrant de nouveau dans la forêt. Il ne manque plus que je devienne eunuque ! Ironisa t-il puis il se stoppa et vérifia que tout était à sa place. Il souffla rassuré , et reprit la marche. Une épreuve, encore, il s’était remit de son bras donc on l’avait maudit ! A croire qu’on voulait le détruire psychologiquement, le pousser au suicide. Mais non, il survivra à ça aussi ! Vieille peau tu n’aura pas la mienne ! Se promit il. Un bibliothèque, il fallait qu’il trouve qu’elle malédiction elle lui avait lancé. Donc il lui fallait trouvait une ville. Il inspecta l’horizon et vit des lumières. C’est donc par là qu’il devait aller c’était à deux jours de marche à vue de nez. Il regarda de nouveau vers le ciel la Lune était toujours visible, elle n’avait plus cette influence sur lui, elle ne le torturait plus. Peut être trouvera t-il quelqu’un qui voudra bien le prendre par la main et le faire avançait avec lui pour faire du chemin. Mais avec des peut être on peut refaire la monde…
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