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 Le Journal Intime de Spathi

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Spathi
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MessageSujet: Le Journal Intime de Spathi   Dim 3 Juin à 12:39

Page 1 : L'ouverture.

Je ne sais pas pourquoi, j’ai décidé d’ouvrir mon journal. L’écriture est un art que j’apprécie. Généralement, ou d’après ce que je vois, les jeunes filles qui ouvrent un journal ont quelque chose à confier au papier, car c’est moins ridicule que de parler à un mur ou à un ami imaginaire. Là c’est écrit, ce n’est pas exprimé oralement, et c’est une façon de revivre le genre de scène, mais c’est aussi un moyen de ne pas l’oublier, et également de faire le tri dans sa mémoire. Je crois que, par un exemple, un souvenir, qui s’est fait écrire, ne sera plus aussi détaillé ni vivant dans l’âme de la personne qui a écrit. On range ses souvenirs, c’est le seul intérêt, pour moi, que je vois à écrire ce genre de chose…

Les prochaines lignes, je me rappelle les avoir réécrite, car j’étais si indécise… J’hésitais entre me présenter et ne pas me présenter. Je trouve ça à première vue stupide de se présenter à un bout de papier, et je ne suis pas le genre de personne qui voit une âme en chaque objet, ni même en l’écriture…. Mais, afin de parler de moi, de ma carrière… de ce que je suis, il fallait une présentation de qui j’étais, sinon, je ne peux réellement bien enchaîner, je pense qu’il me manquerait quelque chose…. Si jamais je relis mes écrits plus tard, c’est un détail qui me choquerait, et que j’aurais aimé relire… La façon dont je me vois, la façon de me décrire, et mon écriture qui me reflète, que ce soit physiquement et mentalement.

J’ai 19 ans. Je suis cavalière de mon pays, soldat de la reine, parmi tant d’autres… C’est une orientation que j’ai suivie par ma famille, dont la lignée est dévouée. Mon but a toujours été de faire régner l’ordre et la justice, de soutenir les défavorisés. Mon chemin est tracé, c’est ce qu’on appelle le destin. Ce que je peux reprocher, c’est que je n’ai eu aucun choix dans ma vie, réellement, mais est ce mieux ainsi… ? Je suis heureuse, j’ai un métier, mais ma vie est déjà faite, que ce soit dans le passé, dans le présent, ou même dans le futur… Je me lève en sachant ce qui va m’arriver, c’est ce qui m’ennuie… Dans la vie, on ne peut pas avoir ce que l’on veut, car on désire toujours quelque chose. Je sais que si j’avais eu une vie différente, voire plus mouvementée, j’aurais aimé avoir la vie monotone que j’ai à l’heure actuelle. Le désir est quelque chose qui est dans les mœurs de l’être humain.
Mais… Je me fiche de tout ça… Si mon destin est aussi tracé qu’il en a l’air, autant en profiter. Ma vie me plaît, même s’il peut arriver vouloir du changement… Je n’ai pas à me plaindre…
Je fais partie de la ligue des cavalières lanciers… Mon arme de prédilection est la lance, pour le peu que je m’en sers… Je suis une experte dans le maniement. Les mouvements que l’on m’a appris étaient ceux de défense en particulier, mais toute défense peut servir d’attaque, c’est ce que je crois.

C’est tout… Les qualités… et bien, je suis gentille… je suis aimable… et même très modeste… Je ris en écrivant ces lignes… Je pense être quelqu’un de sympathique, d’altruiste… Je suis une personne qui aime donner… Mais je sais l’insatisfaction que j’ai quand on ne me rend pas ce que je donne… Mais je le cache.

Je pense avoir tout dit… Je ne sais plus quoi dire…
Je ne vais pas dire « Salut »… Je me parle à moi, pas à un objet.
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Spathi
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MessageSujet: Re: Le Journal Intime de Spathi   Dim 3 Juin à 12:42

Page 2 : Rien... Rien...

Rien à signaler…
Je pense arrêter d’écrire… ce n’est pas mon truc…
Si je raconte dans l’ordre chronologique les « évènements » - si on peut les appeler évènements – de ma journée… au fur et à mesure que le temps passe, on ne va plus s’en sortir…

Je me suis levée, de bonne humeur.
Je suis partie au travail… J’ai acheté… J’ai côtoyé…
C’est stupide, je crois que j’ai fait une erreur de vouloir tenter d’écrire.

Je crois que je voulais écrire juste pour essayer de mettre un peu de couleur dans ma vie… mais… Ca me renforce juste un peu plus l’idée que j’ai… Il n’y a rien à raconter comme il n’y a rien de passionnant à vivre.

Le pire, c’est que je l’aime, cette vie.
Peut être ne devrais-je pas trop cracher sur ma vie… C’est peut être l’écriture qui ne me donne pas la réponse que je veux… Peut être qu’elle en n’est pas capable…
Et peut être que je désire tellement avoir une réponse que j’ai une déception en maniant l’écriture…

C’est trop compliqué.
Même quand on a une vie calme, on ne peut s’empêcher de se torturer l’esprit…

Mais le pire, c’est que je l’aime, ma vie.
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Spathi
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MessageSujet: Re: Le Journal Intime de Spathi   Dim 3 Juin à 12:48

Page 3 : La rencontre.

Page 3

Aujourd’hui. J’ai cru à une journée classique.
Mais… Non.
J’ai eu ce que je voulais.
C’est une satisfaction… C’est sûr, mais c’est un sentiment que je ne peux expliquer. Je suis satisfaite… Mais… Il y a une sorte de remise en question… Je ne suis pas sûre.
J’attendais ce moment, un moment qui allait mettre du piment dans cette vie…
Mais je sais ce que je voulais réellement…
C’est d’avoir du « piment », comme je le dis, pendant… une durée limitée, et que ma vie classique que j’aime reprenne sans problème…
Mais ça ne se passe pas comme ça.
C’est comme si j’ai sacrifié indirectement mon ancienne vie, pour une nouvelle. Ce n’est pas ça que je voulais. Comme on dit, c’est vouloir « le beurre et l’argent du beurre »… Mais on ne peut pas me reprocher ça… Pourquoi je me le reproche alors… ? Sans doute à cause de ce sentiment amer de satisfaction, qui me dit que j’ai enfin ce que j’ai tant désiré, mais maintenant, comme je l’avais dit dans ma première page… le désir est une girouette… quand j’ai vu que tout a basculé, j’ai commencé à avoir des regrets. Je veux à nouveau la vie que j’avais.
Du changement, il y en a eu… il y allait probablement en avoir encore… Mais…

A cheval, lance à la main, je visitais les ruelles. Je voyais, comme à l’habitude, les mêmes gens, me faisant le même salut, que je rendais, et je passais mon chemin, en vérifiant que tout allait bien.
C’est alors que je l’ai rencontré.
Cette fille.
Elle paraissait si jeune…
Je me rappelle encore du dialogue… C’était drôle en y repensant, mais je suis restée bête sur le moment…
Elle m’avait dit « Bonjour, je cherche les terres d’argent ! »
Elle avait les cheveux roses. Les yeux également. Son visage était fin, elle était mignonne, mais pas réellement belle. Je la trouvais si… jeune… On aurait dit une enfant. Elle était vêtue d’une manière assez farfelue... Je n’arrive pas à décrire... J’aimais bien ses petites babouches…
Mais le détail le plus choquant de tous… C’était ses oreilles.
Elles étaient pointues, je n’avais vu ça ! C’était drôle ! Sur le moment, je suis restée stupide ! Je devais avoir un air idiot et absolument pas sérieux !
Et le pire dans tout ça, c’est que je n’avais aucune idée d’où se trouvaient les terres dont elle parlait !
Je me souviens lui avoir répondu d’un air étonnée « Les Terres d’Argents… ? ».
A ce moment là, elle m’avait regardé d’un air exprimant… à première vue le dégoût… je l’ai jugé ainsi… mais je pense que je me suis trompé… je pense que c’était de l’étonnement liée avec un peu de folie, aussi, elle était un peu excitée… C’est un sacré mélange…
Elle m’avait répondu de sa voix agaçante et grinçante « Ben oui ! Je les cherche ! »
J’avais compris qu’elle les cherchait, elle venait de le dire… Je suis peut être ignorante… mais je ne suis pas idiote…
« Ca ne répond pas à ma question »…
S’enchaînait un dialogue des plus… Je ne sais pas, il fallait le vivre pour le comprendre.
Elle m’avait dit « Mais quelle question ? »… J’ai cru m’énerver…
J’ai répliqué calmement une phrase dans le style… « Celle que je viens de poser. »
Elle m’a répondu d’une manière sauvage « Tu n’en as posé aucune ! ». Elle me titillait les nerfs.
D’une manière moins calme, je lui ai demandé « D’où sortent vos « terres d’argents » !? ».
Elle n’était même pas offensée par ma hausse de voix, au contraire, elle l’a haussée à son tour : « On m’a dit d’aller là bas ! »

Je suis restée coi pendant quelques secondes, secouée de l’idiotie de la personne en face de moi. Je ne savais que dire, ni que faire, je voulais rire, mais la politesse ne me le permettait pas. J’aurais bien pu relever sa bêtise en lui disant que c’était idiot que de prendre une direction – qui n’existe probablement pas – juste parce que quelqu’un – qui a dû sans doute aussi vite et aussi bien comprendre que moi à qui il avait affaire – lui a donné l’ordre – c’est ça l’étonnant – d’aller aux « Terres d’Argents », mais je suis sûre qu’en faisant cela, j’aurais embarqué dans un débat qui tournerait en rond.
« Qui vous as donné cet ordre ? »
Et là, le choc.
« Ben, c’est les dieux qui m’ont dit d’aller là bas pour aller sauver le monde parce que j’étais élue ».
C’est une religieuse en pèlerinage ? Non, je ne pense pas, elle est trop jeune. Mais elle doit être fortement croyante. De plus, croire qu’elle va sauver le monde à elle toute seule… Elle est réellement naïve… Elue… C’est sûr que cette confiance aveugle la fait sortir du lot… Son âge, je le lui ai demandé aussi, c’était comique…
« Et bien, je ne sais pas où elles sont, mais puis je vous demander votre âge ? »
- J’ai 140 ans.
Le comble. Soit, elle était vraiment folle, soit, elle me prenait pour une imbécile. Elle semblait plus jeune que moi, je lui aurais donné…une quinzaine d’année maximum…
Néanmoins, je n’étais pas là pour faire connaissance, j’avais mon travail à mener et une responsabilité à tenir. J’avais essayé de faire un peu d’humour… bien que l’atmosphère était déjà bien détendue…
« Bien sûr…Vous me semblez perdue, ma vieille dame… Voulez vous que je vous mène au château histoire d’être en sécurité et hébergée un certain temps ? »
Elle m’avait répondu gentiment qu’elle voulait bien me suivre, tout en critiquant le fait que je l’ai traitée de vielle, car d’après elle, même à 140 ans, on est jeune.
Elle était bizarre cette fille… C’était la première fois que je voyais ça… A une minute près, je ne l’aurais hypothétiquement jamais rencontrée… C’est une façon de changer les habitudes, on va voir comment elle se comporte…
Je me souviens lui avoir demandée son nom aussi… Elle m’a dit qu’elle s’appelait… Valitra.
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Spathi
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MessageSujet: Re: Le Journal Intime de Spathi   Dim 3 Juin à 21:24

Page 4 : Partir à l’aventure en restant dans son fauteuil.

Bizarrement, je me suis pris d’une certaine affection pour cette fille… Malgré toutes les sottises qu’elle peut raconter, je la trouve finalement très sympathique.
Et des sottises, qu’est ce qu’elle en a pu me raconter !
Elle m’a dit qu’elle était née il y a 200 ans, tout en précisant juste après qu’elle en avait quand même 140. Elle était victime d’une histoire tragique, d’après ses dires, mais je suis persuadée qu’elle a exagéré. Etrangler son père avec une tulipe, jouer avec des esprits de la forêt, retrouver une grand-mère qui sort de nulle part, qui est soit disant morte mais qui a ressuscité, et qui enfin, lui donne l’ordre d’aller aux terres d’argent, car, toujours d’après ses mots, les dieux l’auraient choisi. Ce qu’il ne faut pas entendre…
Ah oui, autre chose… Valitra serait une elfe… J’aurais bien ri, mais ses oreilles l’approuvent. J’aurais bien cru qu’elle avait menti jusqu’au bout, quitte à profiter de moi et me prendre pour une imbécile, mais ce détail… me faisait penser qu’elle disait vrai sur tout. Ca me parait… incroyable, il faut vraiment le vivre pour l’entendre. Je serais en face d’une elfe, de 140 ans, au lourd destin.
Autre chose…
Elle se disait être une réincarnation.
Evidemment, je lui ai demandé comment se fait-il qu’elle en soit aussi sûre. Elle m’a répondu que c’était ainsi, que c’était comme si c’était une deuxième vie qu’elle vivait. Elle expliqua néanmoins que la personne antérieure et celle qu’elle est sont totalement différente. Je n’arrivais pas à suivre, alors elle m’expliqua et me montra en quoi les deux personnalités étaient parallèles.
De ce que j’ai pu comprendre, c’est qu’ « avant », elle s’appelait Perséphone, qu’elle avait également visité les terres d’argents, et a été victime de ce destin. Je trouve ça… tiré par les cheveux.
« Perséphone était rôdeuse, moi je suis sorcière, tu vois que nous sommes différentes hein, tu comprends ? »
Non. Je ne comprends pas. Je ne comprends rien. C’est quoi une rôdeuse d’abord ? Quant au fait qu’elle dise qu’elle était une sorcière, je n’y croyais absolument pas.
« De toute façon, je vais bientôt partir, je sais où je dois aller, puisque j’y suis déjà allée ! »
Quelque chose clochait…
Je lui ai dit exactement les mots suivants : « Mais alors… ? Pourquoi m’as-tu demandé ta route ? »
Elle était restée avec un air surpris. Je crois qu’elle ne savait pas quoi répondre.
« Euh… Parce que tu pourrais m’accompagner hé ? »
Au final, elle n’a jamais réellement répondu à ma question…
Ma réponse a été simple, c’était non. Cet élément perturbateur m’a fait comprendre à quelle point je chérissais ma vie actuelle, trop pour partir à l’aventure. J’aime ma vie, mon travail, mes habitudes… J’aime franchir chaque jour le même chemin, sans crainte… C’est peut être une peur de l’aventure… Mais je m’en fiche, je suis bien ici.
J’ai eu du mal à refuser son offre, mais je n’avais strictement pas envie de l’accompagner.
Cela fait… quasiment un mois qu’elle reste avec moi, à me suivre un peu partout, posant un tas de question, qui me donne toujours plus d’interrogation à son sujet… Mais… Je commençais à développer une certaine affection pour elle, j’appréciais sa compagnie, ses histoires… Elle me permettait de m’évader de ma vie actuelle, pendant un laps de temps limité, et d’y retourner après la fin du récit. En gros, elle me donnait ce que j’avais tant souhaité, vivre deux vies, en même temps, la mienne, calme, paisible, habituelle, le même quotidien, et une vie folle, aventurière, pleines de surprises, et pleines de nouveautés, la sienne. Ainsi, je n’avais pas de regret à « quitter ma vie » pour suivre ses histoires, car je savais que tôt au tard, j’allais revenir à la réalité. Dans mon imagination, je vivais mon autre vie, et je pouvais revenir à la mienne dès qu’elle avait terminé.



Je ne veux pas qu’elle parte.
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Spathi
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MessageSujet: Re: Le Journal Intime de Spathi   Mar 5 Juin à 1:22

Page 5 : Le bonheur me fait peur.

Si je ne fais rien, ma vie risque de tourner autour d’elle.
Heureusement, j’arrive toujours à me séparer du virtuel qu’elle me créé. La réalité revient toujours d’elle-même, comme si c’était naturel. Mes fonctions, mon travail, mes autres connaissances, tout ça, me rappellent dans le monde où ils existent.
Est-ce que c’est mal de vouloir vivre dans un monde virtuel ? Je l’ignore. C’est la première fois que je « vis » réellement dans mon imagination. J’éprouve les sentiments et les sensations comme s’ils étaient vrais. Est-ce dangereux que de mélanger la réalité et l’imaginaire ? Est-ce néfaste… ? Je n’en sais rien.
Et d’ailleurs, pourquoi je fais attention sur tout ça ?
C’est préventif… mais je ne peux pas parler de quelque chose sans l’avoir vécu jusqu’au bout, c’est ce que je pense.
Après, ne vaudrait-il mieux pas réfléchir avant d’agir ? On peut, mais l’être humain agit toujours, que ce soit avant ou après avoir réfléchi… Enfin… Quand il agit…
Quoiqu’il en soit, j’aime ses histoires. Elles me rendent heureuses. J’aimerais vivre réellement tout ce qu’elle raconte.

« Alors ? Me suis tu ? »
Je lui ai répondu non, mais mon cœur pensait oui. Je veux la suivre. Vivre des aventures, rencontrer des gens comme elles… Que les rêves deviennent réalité…
Dans ce cas, pourquoi je lui ai répondu « non » ?
Parce que ma responsabilité ici me force à rester là ? Sans doute… Et aussi car, bien que je ne semble pas le montrer, j’aime mon quotidien. Je ne sais pas, c’est un dilemme, je ne veux pas tout abandonner.
J’ai peur, je suis indécise. Que faire ? Y aller, ne pas y aller ? Telle est la question.

J’y pense, concernant sa réincarnation… Je me pose des questions de logique là-dessus… J’ai l’impression que c’est une histoire fausse…
Si Perséphone a été victime de son destin, pourquoi Valitra cherche à aller « à nouveau » aux Terres d’Argents ? Je ne comprends pas ! Elle sait ce qui peut lui attendre, mais elle veut quand même y aller !
Il faudra que je parle de tout ça avec elle… J’ai des interrogations qui restent sans réponses, et du coup, illogiques...
Et aussi… Pourquoi est elle venue ici ?
Pourquoi m’a-t-elle demandé son chemin, alors qu’elle le connaissait déjà ?
Rien n’est logique ! Je ne comprends rien !

Elle est mystérieuse, elle est intéressante.
C’est pour ces raisons que je m’y attache.

Je néglige mon travail ces temps ci… Je ne suis plus aussi attentive, aussi sérieuse, autant moi-même… qu’avant.
Est-ce qu’une personne est capable d’en changer une autre ?
Je n’en sais rien…
Enfin…
Ce que je suis sûre, c’est que ce n’est pas mon cas.
Au fond de moi, j’ai toujours voulu tout ce qu’elle m’apporte. Elle ne me change pas, elle me comble.
Ce n’est pas me changer, c’est réveiller une part endormie en moi.
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Spathi
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MessageSujet: Re: Le Journal Intime de Spathi   Mar 5 Juin à 14:16

Page 6 : En voulant aller dans son cœur, je suis allée dans le mien.

Valitra est venue comme à son habitude aujourd’hui, et comme à notre habitude, nous avons passé la journée ensemble.
J’avais plusieurs questions à lui poser à propos d’elle. Je ne sais pas si c’est de la curiosité… Je suis en pleine intrigue, je connais la façade de cette personne, mais je ne sais pas ce qui s’y cache. Rien n’est lié, et je voudrais comprendre. Je pense avoir atteint un point d’addiction dans l’histoire trop élevé pour que j’arrête de vouloir la connaître.
Ou alors… je veux tout simplement me convaincre que ce n’est pas de la curiosité… Je considère la curiosité comme un défaut…
C’est vrai… Je me relis, et j’ai l’impression de me trouver des excuses pour vouloir connaître sa vraie nature.

« Dis moi, Vali…Oh… Puis je t’appeler Vali ? »
Elle m’a répondu que c’était la première fois qu’on lui donnait un surnom. Sur le moment, j’ai été touchée, probablement la fierté d’être la première personne à avoir fait preuve d’attention auprès de cette fille.
En y réfléchissant, je me suis emballée. Ce n’est qu’un surnom, et ce n’est pas parce qu’elle n’en a pas eu qu’elle n’a jamais eu d’attention.
En relisant encore une fois mes lignes, j’ai l’impression que je veux donner de mon amour à cette fille, comme elle me donne ce que je veux. En signe de remerciement, et aussi parce que c’est on ne peut plus volontaire, je voudrais lui donner mon attention. Je voudrais lui apporter autant que ce qu’elle m’apporte.

Un grand sourire aux lèvres, j’avais oublié tout ce que j’avais à lui demander. J’étais si heureuse de lui donner un surnom… En sortant du contexte, je trouve ça ridicule, mais pour l’avoir vécu, je peux dire que mon état était justifié, et sincère.
Après avoir fait cette petite attention, je n’avais plus en tête toutes mes interrogations. C’était comme si c’était à mon tour de m’occuper d’elle.
C’est assez dur à expliquer. Mes interrogations étaient toujours présentes, mais disons que ce n’était pas le bon moment pour en discuter. Du moins, c’est ce que je trouvais. C’était le moment pour la « surnommer », pas pour lui poser des questions.
Tout ça…
Parce qu’elle l’a accepté. Ce n’est pas réellement un surnom en y repensant, c’est un diminutif. Tout le monde aurait pu lui donner à l’identique…
Mais si tout le monde aurait pu lui donner, pourquoi personne ne l’a fait comme elle me l’a avoué ?
J’essaie de me convaincre que mon diminutif, bien que très peu recherché, a une part de moi, c’est mon petit surnom, et seule moi a le droit de l’appeler comme ça.
J’espère qu’elle a conscience de tout ce que je pense… J’aimerais réellement… Mais ça, je ne le sais pas… J’espère qu’elle ressent toute l’énergie que je mets pour tenter de la combler elle aussi…

… Ce n’est pas avec qu’un surnom qu’elle ne va le comprendre réellement, personne n’en serait capable.

En parlant de tout ça… Dans mon métier, j’ai toujours aimé rendre service aux gens… Mais… La dimension est différente.
J’ai aidé de nombreuses personnes, mais ici, tout est différent. Mon altruisme naturel était peut être mécanique. J’aidais les gens parce que c’était dans ma nature, cela me faisait évidemment plaisir… mais ici… j’ai envie de rendre service à Valitra, de passer mon temps avec elle, de ne plus la quitter…Son absence me pèse, et risque de me tuer si elle part à tout jamais…

Une question se pose, une seule cette fois ci, mais dont la réponse cette fois ci ne dépend pas d’elle… Suis-je amoureuse ?
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Spathi
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MessageSujet: Re: Le Journal Intime de Spathi   Mer 6 Juin à 15:33

Page 7 : La création de mon cercle vicieux.

J’ai relu ma dernière page…
Je me trouve ridicule… Il m’en faut peu pour m’emballer… Je n’ai qu’une envie, c’est déchirer ce papier.
Peut être que je n’assume pas ce que j’ai dit, mais en y réfléchissant, ça me semble insensé… Ce n’est pas parce que j’ai une certaine affection que je suis « folle amoureuse » comme j’ai eu l’air de le penser…
Peut être que je refoule, mais je ne pense pas que ce soit réellement ça, du moins, ça ne me mènerait à rien. Elle m’attire, je l’aime bien, mais j’espère ne pas être amoureuse, je n’en sais rien, je ne sais pas si je le suis vraiment… et je ne sais pas si c’est réellement ce sentiment… ou un degré plus bas… on peut avoir de l’affection pour les gens… sans pour autant être amoureuse.
C’est de l’addiction, pas de l’amour.
La différence… ? Un peu plus de folie dans l’autre… de dépendance… Est-ce dangereux… ? Sans doute…
J’essaie de me convaincre… Car pour moi, l’amour est signe de soumission… On dit qu’il est aveugle… Je pense qu’il REND plutôt aveugle…
Je ne sais pas si ce genre de chose m’est réellement arrivé, mais je me permets de juger sur les personnes qui m’entourent.
C’est défaitiste, mais j’ai l’impression qu’il supprime plus qu’il donne… Non pas que je veuille rester chaste, mais… Je n’ai pas encore envie d’aller au-delà.
Peut être que je devrai me séparer d'elle avant que je souffre réellement de son absence… ?
Quoiqu’il en soit…

Aujourd’hui… Je l’ai encore vu… J’ai pu finalement lui poser les questions que je me… posais.
« Dis moi Vali, si tu es réellement une réincarnation… Tu connais déjà les Terres d’Argents, non ? »
Elle m’a répondu de façon affirmative, d’un signe de tête, un regard dans ma direction. Je m’attendais à cette réponse, mais c’était une façon d’introduire ses origines et son destin dans la discussion.
« Mais alors, si tu sais ce qui « t’es » arrivé, pourquoi veux tu absolument y aller ? »
Un silence. C’était comme si elle ne savait pas ce qu’elle devait répondre. Sur le coup, je trouvais la situation ridicule, mais quand elle m’a répondu, je me suis sentie légèrement mal à l’aise.
« Ca ne t’est jamais arrivé d’être arrachée trop tôt aux tiens et à ta vie ? J’ai la chance de revenir, ne trouves tu pas logique que j’en profite ? »
Je me suis peut être sentie agressive envers elle, puisque ça avait l’air d’être un sujet qui la touchait, mais je trouve tout de même que ça ne répondait pas à ma question… Par principe je ne suis pas allée plus loin…
Je lui ai laissé un court instant de répit, puis j’ai enchaîné dans la discussion. C’était maladroit ? Peut être…
« Et… si tu connais réellement ces Terres… pourquoi m’as-tu demandé ton chemin ? »
Là encore, la réponse ne me satisfaisait pas… mais j’ai l’impression qu’elle n’avait que ça à répondre. Elle m’a dit c’était pour savoir si quelqu’un ici les connaissait. Je ne suis pas convaincue…
Et là, je me rappelle exactement des mots qui suivirent.
« Vois tu, ce n’est pas parce que je me pense réincarnée que c’est une deuxième vie. Ce n’est pas une suite ni un prolongement, je suis un être différent. Et je veux vivre ma vie comme je l’entends. »
Je suis restée muette.
Au final, je lui ai demandé si elle allait réellement partir, elle m’a dit oui.

Peut être que je ne devrais pas trop m’attacher. Mais c’est plus fort que moi. Et c’est probablement parce qu’elle va me quitter que je refoule mes sentiments.
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Spathi
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MessageSujet: Re: Le Journal Intime de Spathi   Ven 15 Juin à 1:24

Page 8 : Le retour à la réalité.

Je n’ai pas encore les larmes aux yeux. Je ne peux pas me le permettre.
Cette rencontre avait pour but d’aboutir à cela… Elle me l’avait dit. Elle m’avait prévenue que ça devait se finir ainsi. J’étais prévenue, je savais que ça allait arriver… Mais j’avais beau savoir… je souffre quand même.

Je sais très bien pourquoi… Je n’aurais pas dû m’attacher… ce n’est pas professionnel… et finalement, ça me touche assez.

Elle m’a laissée une lettre… J’ai eu une réaction d’enfant gâtée… J’ai hurlé que je n’en voulais pas, de cette lettre, parce que ça me faisait souffrir que de lire ce qu’elle m’avait adressé. Pourtant, en y réfléchissant bien, si elle était partie sans m’avoir adressé ses mots… Je suis sûre que je lui en aurais voulu jusqu’à la fin de sa vie.

J’ai eu un moment de faiblesse, mais je tâcherai à ce que ça ne se reproduise plus.
Je m’en veux…
Je suis peut être gentille et naïve naturellement… mais je reste un soldat, et même si je ne suis pas sur le front, que je m’occupe seulement des villageois, j’ai reçu un enseignement stricte, où s’attacher aux gens n’était pas bon. Au début, évidemment, je ne voyais pas en quoi s’attacher aux gens pouvait être néfaste pour un soldat…
Mais ce n’est que quand on les vit qu’on comprend réellement les leçons de vie que l’on nous enseigne. L’être humain n’est absolument pas quelqu’un de préventif, on a beau lui enseigner les bonnes choses, et les mauvaises, il faudra toujours qu’il commette les péchés pour pouvoir les mesurer réellement. L’interdit est attirant, c’est vrai, je ne pense pas avoir été réellement attirée… j’ai juste été inconsciente. Je suis loin d’être un cœur de pierre, cette fille avait réussi à me toucher comme il le fallait. Je ne suis pas infaillible, mais avoir commis une erreur me permet de mesurer enfin la dimension de mon geste. Il n’y a donc que quand l’on souffre que l’on comprend réellement.

Je sais que tout ceci va passer… Car je n’ai pas envie de commettre encore une fois cette erreur, et de me retrouver à nouveau dans cet état, et car je n’ai pas envie de faillir à ma tâche dans mon travail.

Evidemment que j’aurais été mieux si elle était encore présente… Et j’avoue avoir espérée qu’elle change d’avis… Quelle idiote j’ai été. Elle impose ses conditions, et moi, j’ai encore espoir. Pourquoi ai-je été si optimiste ?
L’optimisme, c’est se donner de l’espoir quand on sait que tout va mal, personnellement, je trouve ça très dangereux.
En étant optimiste, on se donne la chance de se relever, même quand c’est inespéré… Certains y arrivent, d’autres non. Certains optimistes arrivent même à espérer quand il n’y en a plus lieu. C’est ceux là, qui risquent de souffrir plus que les autres. Ils retomberont de la montagne dont ils ont eu beaucoup de mal à grimper… et tomberont plus bas que leur point de départ.
Je le sais… J’ai été optimiste quand ça ne servait à rien d’espérer… juste parce que je voulais que la situation change, et me convienne… mais finalement, même en sachant que tout allait se finir… je souffre de cette situation.
Entre les pessimistes qui préfèrent rester au bas de l’échelle, et les optimistes qui tentent de la monter, je préfère être tout simplement réaliste.
Rester au bas de l’échelle quand on sait qu’on ne pourra pas aller au sommet, et grimper les échelons que quand on est sûr d’atteindre le bout.
C’est rendre son destin linéaire, sans haut, ni bas. C’est rendre sa vie sans aucun risque.
Je ne sais pas encore si c’est réellement une bonne idée, mais c’est celle-ci qui me convient à l’heure actuelle… et qui correspond le plus à ma vie.
Et dire que j’ai souhaité qu’elle change, voilà où j’en suis….


Et même si quelque part, je critique ta venue, et que je regrette ma faiblesse…
Je ne peux pas renier les bons moments…
Je me permets de le demander encore une fois… Vali, pourquoi es tu partie ?
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