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 Traité sur les arts du voleur

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Nedra
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MessageSujet: Traité sur les arts du voleur   Mar 5 Juin à 2:00

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Un livre épais repose sur la table devant vous. Un titre massif, posé sans aucun style au milieu de la couverture, vient jouer avec l’habilité de vos yeux tant la poussière recouvre certaines de ses lettres. Vous passez votre main rapidement pour enlever la plus grosse partie :

“Les milles et un arts du voleur.”


Aucun dessin ni motif ne vient égailler cette première lecture. Vous vous laissez tout de même séduire par le mystère qui découle des mots “arts” et “voleur” et commencez à ouvrir le document. Un nuage de poussière s’évade des pages et vient alourdir l’air avoisinant d’une senteur âcre et étouffante. Le document n’est pas daté mais votre petit doigt vous dit que son auteur n’est certainement plus de ce monde. Vos yeux plongent alors dans cet univers inconnu, s’appropriant lettre après lettre les dires contés...

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Dernière édition par le Mar 5 Juin à 23:12, édité 2 fois
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Nedra
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MessageSujet: Re: Traité sur les arts du voleur   Mar 5 Juin à 23:11

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Sommaire



..................... Article I : Adaptation et profit d'une situation...................................... 1 ..................


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Dernière édition par le Mer 6 Juin à 0:43, édité 7 fois
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Nedra
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MessageSujet: Re: Traité sur les arts du voleur   Mar 5 Juin à 23:14

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Article I : Adaptation et profit d’une situation.


Ce premier article traite de l’une des plus grande qualité que se doit d’avoir un apprenti voleur. Un voleur doit d’abord apprendre que toute situation est profitable, qu’elle qu’elle soit. Plus l’apprenti sera jeune et plus cette leçon sera primordiale dans son enseignement.
En effet, ce n’est pas parce qu’une personne semble plus faible qu’une autre qu’il lui sera pour autant plus difficile d’atteindre ses objectifs (la richesse est un bon exemple). Vous trouverez toujours plus faible ou nigaud que vous lors de vos “aventures” dans la société.
Vous pouvez lire ci-dessous une fable... si toutefois l’on peut la qualifier ainsi, qui illustre parfaitement cette situation.



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En ce milieu de matinée, Dominia est tiède et ensoleillée. Quelques rares nuages d’un blanc aussi pur que des icebergs flottent paresseusement dans l’azur étincelant du ciel, laissant mouvoir quelques ombres ci et là.
La place centrale de la ville est déjà animée de sa fourmilière quotidienne, chaque passant vacant à une tache bien précise. Au dehors de leur boutique, de nombreux commerçants exposent vêtements, tissus rares et babioles en tout genre sur des étalages en bois massif – définis et fournis par les intendants de la cité lui-même - tentant jour après jour de grignoter l’emplacement de son voisin, resserrant cet interstice infime qui les sépare à la manière d’un étau implacable. Armuriers et forgerons exposent leurs plus nobles créations d’acier et d’argent. Certaines – sellées dans un caisson cadenassé – sont incrustées de minéraux précieux, émerveillant les curieux de leur lueur vert émeraude ou rouge rubis. Non, il n’y a pas à dire, la notoriété de ce lieu marchand n’est plus à faire, comme tout haut lieu de l’empire me direz-vous.
Mais plus encore, l’attraction principale – et que l’on ne peut louper à moins d’être et sourd et aveugle – ce sont ses ateliers de magie, disséminés un peu partout. Leur spectacle s’offre à vous des lieux à la ronde, propageant dans les airs des glamours de publicité multicolores, inondant les alentours de slogans railleurs « Ici chez Izanov, vous ne verrez même pas partir vos économies tant la magie est de qualité ! ». Le nombre incalculable de ces choses aux allures tantôt d’homme, tantôt de dragons ou autres bestiaux recouvre le brouhaha de la foule.
Quelques oiseaux courageux – ou suicidaire qui sait – s’amusent à traverser les glamours. Ceux-ci, pour sûr très cher, se décomposent en une nuée poussiéreuse d’étincelles aux passages des volatiles, se recomposant lentement derrière eux.
Non loin de là, à quelques pieds sous les pavés de pierre brune martelés par les fers des chevaux, s'étendent les immenses caves à vins de la cité, loin des regards indiscrets et du raffut quotidien de la vie en surface.
Le temps qui s'y écoule est lent, régulier... rien ne vient perturber l'inexorable fermentation des raisins d'été. Rien... peut-être...
L'un des habitants vous le dirait sûrement de bon coeur si vous le lui demandiez : "Oh non, y a personne dans ces endroits. Pas de lumière sacrebleu, même avec une torche vous ne tiendriez pas deux minutes tant la moisissure noble emplie ces caves. Deux minutes je vous dis, et vos poumons seraient en feu !". Bien sûr... seule une poignée de vignerons habitués et formés à ce genre de travaux se risquent à rouler les tonneaux pour les y entreposer, et encore, cela uniquement lorsqu’une température décente le permet ou que les moissons sont récoltées.
Et pourtant, au fond de ces loges ténébreuses, une misérable vie s'efforce de survivre. Bien que la pénombre soit reine dans ce royaume oublié, une beauté omniprésente s’offre à quiconque sachant la décrypter. Un tintement mélodieux, fournis par le travail du bois de chêne des fûts, va et viens à n'en plus finir, se répercutant inlassablement entre les arches de pierre massive et marbrées de lichens. Une paisible berceuse pour qui sait l'entendre.... Barras la connaît bien, oh oui, elle hante ses interminables nuits.
Cette vie se nomme Barras. « Barras le vagabond », « Barras le fugitif », « Barras le miséricordieux » ou encore « Bondé Barras ». Tant de surnoms aussi peu élogieux les uns que les autres et qui pourraient venir alourdir la triste réputation de ce personnage oublié. Rampant furtivement parmi les débris de pierre froide, il chasse le plus souvent les rats impétueux. Cet humanoïde recourbé sur lui même est là, quoi qu’en disent les citoyens, à l'affût du moindre crissement de ces animaux abjects pour se nourrir à sa faim. Sans doute l’ont-ils oublié depuis sa disparition, cela remonte à tant de temps… Barras lui-même, noyé dans cette obscurité, a oublié la notion du temp. Huit mois, dix peut-être, qui sait…

Si vous me demandiez depuis combien de temps je suis partis, je vous répondrais certainement une éternité. Je vous avoue que je n’ai pas vraiment compté, et puis le temps semble déformé ici, il s’étire dans ces ombres infinies pour ne jamais s’arrêter, ni même commencer.
Je me surprends quelque fois encore à vouloir penser comme avant… mais les champs de blé étincelants d’antan ont pliés sous le poids de mes tourments, je ne me souvient plus de leur couleur. Ils s’étalent simplement devant moi, noirs comme de la suie, étouffants, agonisants sous une triste lune d’été.
Combien de temps durant, la vie m’a-t-elle bercée dans ses bras veloutés, au rythme de ces années de tranquillité, de bonheur et d’inconscience… mes jeunes années. Les souvenirs heureux de cette époque, si reculée pour la vie d’un homme, s’en trouvent transformés en un fardeau dans de telles circonstances.
Parfois il m’arrive de laisser couler en moi ces derniers vestiges d’émotions fortes sur les parois d’une âme désormais souillées de cette atroce sensation qu’est la solitude. Les souvenirs… la façon dont ils pèsent sur vous. Je n’aurais jamais pensé que la mélancolie puisse accabler un moral d’acier, et pourtant, toujours cette triste et désespérée réalité. Celle d’avoir été rejeté de la mémoire de tous. Seul… enfermé dans le noir. Au diable ces pensées.
Une vie morne, calculée et répétitive dans un trou à rat, voilà ce dont j’ai hérité. Mais j’ai appris à l’aimer, de la même manière qu’un oisillon tombé dans un nid de serpents apprend à se passionner pour ses convives s’il veut survivre. Peu à peu accoutumé à ces pestilences qui pénètrent mes pores à chaque respiration, je me suis transformé en un prédateur dans un écosystème dont je n’aurais soupçonné l’existence auparavant.
Vers, milles pattes, chenilles, araignées, lézards, rats, chauves souris… une communauté d’êtres vivant en parfaite symbiose, tous dépendant les uns des autres. J’étais l’incarnation de la mort pour eux… tout comme ils l’étaient pour moi, en quelque sorte. Réduit à une pitanche de moins que rien – on n’oserait même pas jeter cela à un mécréant – la croustillance de quelques criquets fut ma seule joie culinaire durant tout ce temp.
Mais dans cet univers délabré, je suis le roi, un dieu, et c’est ce qui importe le plus. Passant de « scarabées city » sur la « plaine des rats », écrasant au passage les quelques maisons encore en état d’ « arachnéen village », je vagabonde librement au gré de mes sauts d’humeur ou de mes envies gastronomiques, ne manquant jamais sur cette route vigneronne de goûter aux plaisirs d’un bon Château Lake de 527. Pourquoi me priverais-je de ce qu’il y a de si bon dans ces caves sordides ? Et lorsqu’en fin de repas, mon ventre est bien repus, je laisse mes vertus de paysagiste s’évertuer au travers d’un désert sablonneux, laissant couler la divine boisson dans le sillon de mes pas, forgeant ainsi de nouvelles rivières couleur sang sur le sol poussiéreux. Il n’y a pas à dire, je suis un dieu sur ces terres vierges de toute civilisation humaine. Ce sont mes caves… et je ne laisserai personne en faire le siège… personne.



_______________________


L’histoire continue mais seule cette partie nous intéresse pour l’instant. J’espère que cette petite anecdote vous aura plus. Son titre est : “Retour à la surface”.
Ce dernier vous semblera au premier abord des plus ironique puisque le personnage se retrouve contraint à vivre dans le réseau de caves souterraines. Mais si vous prêtez davantage attention à la situation, vous pouvez alors visualiser l’histoire sous un autre angle et comprendre cette première leçon.
En effet, bien que ce cher Barras eu été enfermé loin de toute civilisation, ce dernier ne met pas fin à sa vie. Il apprends à connaître ce milieu hostile, ce qui lui permet de survivre, puis avec le temps de vivre tout simplement. Ses habitudes, ses occupations ainsi que ses plaisirs changent. Il finit donc par troquer une vie misérable en surface contre cette vie de prince dans laquelle le moindre de ses sujets (comprenez ici les insectes) lui est inférieur.
Vous pourrez tirer de cet épilogue la morale suivante : tout homme pourra toujours trouver plus faible que lui et tirer profit de cette supériorité.
Dans le cadre de la rapinerie ou du meurtre, tout bon apprenti se doit - lors de son apprentissage - de débusquer les proies les plus faibles pour commencer, ceci dans le but d’accroître son pouvoir, sa richesse, son emprise avec le temps. Il est inutile de vous rappeler que notre profession ne permet aucune erreur ! Aussi il est préférable de progresser lentement mais sûrement que de tenter le diable. Cela ne vous suffira pas à vous élever parmi la haute noblesse de la profession, mais sachez rester honnête avec vous même et connaissez votre place.


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